Les onze types

Après 11 journées retrouvez les onze meilleurs joueurs de Ligue 1

Onze journées que la Ligue 1 a repris ses droits, 265 buts, 436 cartons, 72% de taux de remplissage, du beau jeu, de la purge. Après vous avoir présenté l’équipe type des joueurs qui n’ont rien fait, tout ça valait bien qu’on vous ponde un petit onze des meilleurs joueurs collection été-automne 2013 qui ont ambiancé les pelouses françaises.

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Vincent Enyeama (Lille)

Le Nigérian a tenu sa cage inviolée 9 fois en 11 matchs depuis le début de saison. Actuellement, il en est à 585 minutes d’invincibilité. Une statistique dont il n’est pas l’unique auteur tant la défense lilloise stérilise les attaquants adverses en ce début de championnat, mais il mérite amplement sa place dans notre équipe type. Cet été, il est parvenu à mettre Steeve Elana sur le banc de touche alors qu’au départ il partait avec un statut de doublure. Il a le côté félin des gardiens africains et une détente de fou. Et en plus, il est sympa. Que demander de plus ?

 

Maxwell (PSG)

Il a su répondre à la concurrence. Avec l’arrivée de Lucas Digne cet été à Paris, Maxwell se trouvait dans une situation délicate : celle du vétéran (32 ans) bousculé par un petit jeune aux dents longues… et aux grandes oreilles. Mais le roublard brésilien a convaincu son coach Laurent Blanc de faire de lui le titulaire du flanc gauche de la défense parisienne. Serein dans ses interventions, il apporte beaucoup à l’attaque du PSG à l’image de ses deux buts décisifs depuis le début de la saison contre Montpellier et Marseille. S’il continue sur cette lancée, il pourra prétendre à une place de titulaire en Seleçao.

 

Simon Kjaer (Lille)

C’est la bonne pioche lilloise. Débarqué de Wolsburg cet été, Simon Kjaer forme avec Basa une charnière centrale de fer. La tâche semblait pourtant difficile à son arrivée : le Danois avait pour mission de faire oublier Aurélien Chedjou parti du côté de Galatasaray. Mais ses prestations ont donné raisons aux recruteurs lillois. Solide dans ses duels, il sait relancer son équipe dans de bonnes conditions. Un bon élément en grande partie responsable du bon début de championnat du LOSC.

 

 

Aymen Abdennour (Toulouse)

L’armoire du Téfécé n’est pas bancale. Au contraire ! Aymen Abdennour est devenu une valeur sûre dans ce championnat. Un golgoth capable aussi bien de charbonner son attaquant comme de relancer proprement. Pas étonnant que le Barça ou Arsenal s’intéressent à lui. Dans ses duels, il ne lâche rien à l’image de ses deux prestations contre Monaco et Paris où il a ciselé Falcao et Ibra. Du très lourd donc… voir même un peu trop. Il tire parfois sa caravane dans ses démarrages. Mais bon, ça peut lui être utile pour partir en vacances…

 

Fabinho (Monaco)

Il est souvent plus technique que les attaquants qu’il a au marquage. Fabio Henrique Tavares, alias Fabinho, aurait pu être sponsorisé par Humex tant il est capable d’enrhumer ses vis-à-vis en un contre un. Il a toujours le coup de rein à la sortie de ses dribbles et sa grande taille ne semble pas le déranger quand il s’agit de galoper pour centrer. Contre l’OM, il a montré qu’il avait toute la panoplie du latéral moderne. Sa carence actuelle réside peut-être dans le jeu défensif. Mais à seulement 20 ans, heureusement qu’il ait encore des progrès à faire !

 

Marco Verratti (PSG)

Il ouvre toujours autant sa bouche pour parler, mais quand il a le ballon, il est difficilement critiquable. Marco Verratti allie la technique d’un milieu offensif et la hargne d’un pitbull. Ses relances sont propres et son jeu long de qualité. Plus régulier que l’an passé, il a l’assurance d’un joueur de 35 berges. Ses prises de risques font parfois trembler son coach, mais elles régalent les supporters. C’est sûr, le nain du Parc a le potentiel d’un grand.

 

Gianelli Imbula (Marseille)

Balle au pied, il n’a rien d’élégant… Mais sur le plan de l’efficacité, il est irréprochable ! Gianelli Imbula bouscule, récupère et distille. Et c’est bien là le principal ! Puissant comme un buffle, le néo-Marseillais s’est tout de suite imposé dans son nouveau club malgré la concurrence. Tant et si bien qu’il s’en est brûlé les ailes. A force de tirer sur la corde en club comme en sélection, le minot a eu besoin de souffler pour éviter de péter en plein vol. Mais il est à coup sûr un espoir à ce poste pour l’Equipe de France. A confirmer !

 

Yannick Ferreira Carrasco (Monaco)

Il met le feu aux défenses. A seulement 20 ans, Ferreira Carrasco  a de la dynamite dans les jambes. Parti avec le statut de doublure, il est devenu un titulaire indiscutable de l’attaque monégasque avec 10 titularisations en 11 matchs. Rapide et technique, il provoque ses adversaires et se montre parfois finisseur. Avec trois buts et une passe décisive, il possède déjà un beau bilan pour en joueur né seulement en 1993. Il ne lui reste à prendre que quelques kilos pour se frotter aux plus costauds et se raser ce vilain bouc qui lui donne 10 ans de plus.

 

Romain Hamouma (Saint-Etienne)

La mobylette verte. Depuis le début de saison, Romain Hamouma enchaîne les bons matchs. Déjà cinq buts et trois passes décisives pour lui. Capable de déposer n’importe quel défenseur sur dix mètres, le Stéphanois a étoffé son jeu devant le but adverse et sait se montrer décisif pour son équipe. On connaissait déjà le potentiel de ce joueur à qui il manquait de la régularité au plus haut niveau. Cette année est plutôt bien partie pour lui. Pourvu que ça dure !

 

Benjamin Corgnet (Saint-Etienne)

Lui non plus n’a rien de gracieux avec le ballon. Des grandes jambes, des bras qui partent dans tous les sens : Benjamin Corgnet a davantage le physique d’un sauteur en hauteur que d’un footballeur. Et pourtant… Il est indispensable dans la création du jeu des Verts ! Auteur de deux buts magnifiques contre Lorient et Paris, il a très souvent le geste juste et l’inspiration qui va avec. On ne va pas mentir : c’est une surprise que de le voir à ce niveau. Et rien que pour ça, il mérite d’être dans notre équipe !

 

Dario Cvitanich (Nice)

On peut discuter longtemps sur ce poste. Oui, Falcao, Cavani ou Ibra auraient pu y être. Mais Dario aussi ! Le petit lutin argentin régale de nouveau cette année. Il a cette agilité des attaquants sud-américains qui rendent les choses plus faciles. Cette classe balle au pied qui en fait le meilleur joueur de son équipe. Il tente des gestes qu’on aime voir sur les terrains de foot. Avec lui, dans la surface, tout peut arriver. Demandez au Losc ou à l’OM… Avec six buts au compteur, Dario Cvitanich se bagarre avec les cadors de la Ligue 1. Very nice.

 

LeBanc

Eric Abidal (Monaco)

Papy fait de la résistance. Et plutôt bien même ! A 34 ans, Eric Abidal n’a jamais été aussi serein derrière. Il se balade le vieux depuis le début du championnat. La formation barcelonaise est passée par là. Fini le joueur fou-fou de l’Euro 2008 qui comptait sur sa vitesse pour rattraper ses boulettes. Les relances sont désormais propres, le placement réfléchi et les interventions pleines de sang-froid. Qui l’aurait cru après une double opération suite à un cancer du foie ?  Avec Carvalho, il forme une charnière centrale à l’ancienne (un qui pose, l’autre qui flambe) et on aime ça !

 

Wahbi Khazri (Bastia)

Le jeune Tunisien ne cesse de prouver qu’il a le niveau pour évoluer dans un grand club. Resté sur l’île de beauté, il continue d’enchaîner les bonnes performances. Rapide et agile balle au pied, il sait aussi marquer. Et ses buts sont souvent beaux à regarder. Il est aujourd’hui un élément essentiel du jeu bastiais. C’est l’OL qui doit encore s’en mordre les doigts. Le club rhodanien était tout proche de l’enrôler durant le mercato, mais le président Aulas a préféré miser sur Gaël Danic, beaucoup moins cher. Et on a vu la différence…

 

André Ayew (Marseille)

Il donne toujours l’impression qu’il  va se ramasser avec le ballon. Penché vers l’avant, André Ayew a le tronc qui devance ses fesses. Mais plus que sa posture, c’est le jeu du Ghanéen qui nous fait plaisir cette année. Il a retrouvé son niveau qu’il avait lors de la saison du titre marseillais. Combattant à toute épreuve, il s’arrache en permanence pour devancer son adversaire. Ses percussions avec Valbuena sont à la base des attaques de l’OM, et son jeu de tête est toujours aussi léché malgré sa petite taille. Taulier du vestiaire marseillais, il sait montrer l’exemple à ses coéquipiers en période de doute. Un exemple que devrait suivre son frangin !

Filip Djordjevic (Nantes)

Il s’est souvent cherché mais depuis deux ans il déroule. Filip Djordjevic est le fer de lance d’une équipe nantaise en pleine réussite. Avec six réalisations en onze matchs, le Serbe se révèle un vrai renard des surfaces. Il a inscrit la moitié de ses buts dans les six mètres adverses et les autres dans la surface. Un style à la Chicharito ou Gerd Müller dont on regrette un peu l’extinction dans le football moderne.

 

Michel Der Zakarian (Nantes)

On se demande s’il a appris un jour à sourire. Mais c’est peut-être la clé de sa réussite. Craint par tout le monde au FC Nantes, MDZ a su tirer le meilleur de son groupe en réalisant un travail de fond. Il a ramené les supporters à la Beaujoire en proposant un jeu porté vers l’avant. Un certain culot pour un promu surtout quand on sait que le club n’a pas pu recruter durant l’intersaison. Personne n’aurait misé un euro sur la place qu’occupe le club aujourd’hui. Quatrième de Ligue 1, Nantes est la bonne surprise de ce début de championnat. Et Michel Der Zakarian en est certainement le principal responsable.

 

Nicolas DURDILLY
@NicolasDurdilly

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