MLS 2K15

La MLS 2015 s'annonce intéressante à suivre

A quelques jours de l’ouverture de la 20ème édition de la Major League Soccer, on vous fait traverser l’Atlantique pour faire le point sur les nouvelles forces en présence. Car si Thierry Henry et Landon Donovan ont plié bagage, Gerrard, David Villa, Kakà ou Giovinco ont posé les leurs. Eclairage sur un championnat en pleine expansion qui souffre toujours d’un déficit d’image.

 

20 ans, 20 franchises

Qu’on se le dise tout de suite et ceux qui ont essayé de s’y pencher n’oseront pas affirmer le contraire, la MLS est un championnat aux règles aussi compliquées que nombreuses. Peu courante cette réglementation entre salary cap, drafts et playoffs est un obstacle pour les habituels suiveurs du football européen. Pourtant il va bien falloir s’y mettre un minimum parce que la MLS promet d’être un championnat qui compte dans les années à venir.

Déjà la première bonne nouvelle pour cette édition 2015 c’est que le championnat se jouera entre 20 franchises, dix pour la côte Est et dix pour la West Coast. La disparition des Chivas USA combinée à l’arrivée des deux nouvelles franchises d’Orlando et de New-York City permettent cette situation inédite. Après plusieurs années à bidouiller entre 10, 13, 16 ou encore 19 écuries, pour ses 20 piges le championnat Américain s’est offert un chiffre et donc un calendrier « à l’Européenne » même si son format avec des playoffs et les dates du tournoi, de mars à décembre, restent en place et ne sont pas près de bouger.

 

Deux pots de retraites, une fourmi et trois stars

Landon Donovan

Pendant la trêve la MLS a vu deux de ses plus grands ambassadeurs raccrocher les crampons. Tout d’abord Thierry Henry qui après cinq belles saisons, une quarantaine de buts  mais aucun titre a décidé de dire stop. Malheureusement il y a fort à parier que ce départ à la retraite fasse perdre de l’intérêt à la MLS aux yeux des médias et téléspectateurs français, n’est-ce pas Téléfoot ? Si l’annonce de la retraite de l’attaquant français a déclenché un mini séisme sur notre Vieux Continent, celle de Landon Donovan est bizarrement un peu passée inaperçue. Dommage parce qu’on parle là d’un bonhomme sextuple champion national, meilleur buteur (144 buts) et meilleur passeur (136 passes dé) de l’histoire de la MLS ainsi que de la sélection américaine avec ses 57 buts pour 157 sélections, rien que ça. Mais pour pallier le départ de ses deux phares, la MLS s’est offert quelques étoiles qui viendront s’ajouter aux nombreux très bons joueurs déjà en place.

Même si l’on excepte l’imbroglio Franck Lampard dont on ne sait toujours pas s’il évoluera un jour sous les couleurs de New-York City FC, la Major League Soccer peut se targuer d’avoir attiré quelques gros poissons dans ses filets. Comment ne pas parler de Sebastian Giovinco transfuge de la Juve à Toronto en pleine force de l’âge (28 ans) où il devient le joueur Italien le mieux payé du monde avec près de 8,5M€ par an. Avec les qualités qu’il a laissé entrevoir sur les terrains italiens entre accélérations, crochets courts et coups-francs dévastateurs, la Fourmi Atomique devrait rapidement devenir une superstar dans les semaines à venir.

StarsMLS

Ensuite nous avons le droit à trois noms qui vont attirer un peu de lumière sur le soccer. Le premier et non des moindres est un ex-Ballon d’Or qui débarque en Floride dans une franchise qui va jouer la première saison en MLS de son histoire. Kakà sera le meneur de jeu et le capitaine d’Orlando City et à (seulement) 32 ans on ne doute pas que le Brésilien en a encore pas mal sous la semelle pour ambiancer un peu le championnat. Pas mal non plus le débarquement en force de Steven Gerrard aux Galaxy dans une écurie qui a déjà donné dans de l’Anglais superstar avec David Beckham. Son engagement, ses grosses frappes et son image devraient apporter beaucoup aux Galacticos, tenants du titre. Enfin la dernière tête d’affiche de l’édition 2015 de la MLS est le meilleur buteur de l’histoire de la sélection Espagnole avec laquelle il a dominé le monde et l’Europe ces dernières années. Pour David Villa comme pour son club de New-York City c’est une toute nouvelle histoire qui va s’écrire.

 

Un championnat d’un bon niveau

Réduire la MLS cette année à l’arrivée de ces trois stars trentenaires serait manquer de respect à un championnat en pleine expansion et à une nation qui a progressé à vue d’œil ces dernières années. S’il est vrai que la plupart des joueurs sont des seconds couteaux ou des internationaux de nations mineures, le championnat Américain regorge d’excellents joueurs. Ceux qu’on connait déjà comme Obafemi Martins (Seattle Sounders) ou Robbie Keane (LA Galaxy), les valeurs sûres comme Will Bruin (Houston Dynamo), Bill Hamid (DC United) ou Pedro Morales Flores (Vancouver Whitecaps), ceux qui viennent d’arriver comme le Ghanéen David Accam (Chicago Fire), l’ancien Napolitain Marco Donadel (Impact Montreal) ou l’international Suisse Innocent Emeghara (San José Earthquakes) et ceux qui promettent de belles choses comme Fabian Castillo (FC Dallas), Joao Plata (Real Salt Lake) ou Steve Birnbaum (DC United).

Autre phénomène inédit, la MLS parvient désormais à retenir ou à faire revenir ses internationaux Américains : Clint Dempsey (Seattle Sounders), Omar Gonzalez (LA Galaxy), Michael Bradley (Toronto), Diskerud (NY City), DaMarcus Beasley (Houston Dynamo), Jozy Altidore (Toronto) sont de nombreux exemples qui indiquent que le championnat Américain est en pleine progression, avec une explosion prévue dans les années qui arrivent ?

 

La MLS en mode turfu


Un jour la nation étoilée pourra dominer le monde du ballon rond. Imaginez un peu que les Etats-Unis se mettent à aimer et investir autant dans le football que dans leurs autres sports rois que sont le basket, le foot US, le base-ball et le hockey. Même si cette hypothèse reste peu réaliste à l’heure actuelle, la MLS prend petit à petit la route du succès. Avec une affluence moyenne en hausse constante, des stades qui poussent aux quatre coins du pays, un système de formation qui commence à porter ses fruits et un modèle économique certes restrictif mais tellement plus fiable que la plupart des championnats Européens. Et si la MLS était le championnat du futur ? En attendant rendez-vous le 6 mars prochain pour l’ouverture d’une nouvelle saison qui s’annonce à suivre.

Pour en savoir plus sur l’actualité de la MLS et de tout le soccer aux Etats-Unis rendez-vous sur SoccerFrance.fr

 

Elias TOUMI
@Sir_Elias_

1 commentaire

  • Yapi Yapo dit :

    Sympa l’article, bon boulot !
    Malgré que l’arrivée de Cheyrou à Toronto soit passée à la trappe.

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