Mon Ballon d’Or à moi (2/2)

Le Ballon d'Or
Dans une heure, l’inévitable, l’imparable, l’intuable, Lionel Messi devrait recevoir son huitième Ballon d’Or, ou quatrième on ne sait plus vraiment, des mains tremblantes de Sepp Blatter devant une assistance ébahie dont fera parti Gérard Depardieu, le célèbre acteur Russe. En attendant et parce que nous ne faisons rien comme les autres aux Remplaçants, nous vous donnons la vision de deux autres personnalités du football.

 

Bernard Tapie

(La Française des Jeux)

1. Lance Armstrong

2. La Serie A

3. Luiz Adriano

Etant le seul à avoir ramené une Coupe d’Europe aux grandes oreilles sur le territoire français, Tapie a forcément un petit quelque chose en plus par rapport aux autres présidents de club de l’hexagone. Cette chose en plus, on la retrouve chez d’autres têtes pensantes visionnaires comme l’incroyable Luciano Moggi ou encore le génial Johan Bruyneel. Pour ceux-là, la vieille devise de Coubertin n’est justement qu’une devise, et non une règle qu’ils n’ont jamais, un seul instant, songé à suivre. Seule la victoire compte et ce, à n’importe quel prix.

Alors forcément, cette année, Nanard a l’embarra du choix en terme de magiciens du résultat. Qui d’autre pouvait-il placer en première position de son top perso que le crack des cracks, l’artiste de la seringue, celui que certains appelaient même « le caïd du peloton » aka Lance Armstrong ? Sept Tours de France gagnés à l’aide de ce qui est unanimement considéré comme le réseau de dopage le plus vaste et complexe qui n’ait jamais existé. Et qui était à la tête de cette merveille ? Robocop justement. Et se faire prendre sept ans après les faits tout en gardant une côte de popularité record par chez soi, c’est plus de la magouille c’est de l’art.

Pour la deuxième position, Nanard doit se résoudre à faire une petite entorse au règlement, il n’est plus à ça près après tout, en ne nommant pas un joueur mais tout un championnat, la Serie A. L’affaire du Calcioscomesse a autant atterré les amoureux du football italien que passionné les fans de la chaîne Planete Justice ou les lecteurs du Nouveau Détective. Qu’est ce qui se cache sous ce nom à la consonance trop italophone pour avoir une once de sens dans la langue de Molière ? Le Calcioscomesse est l’affaire qui a secoué le football rital dans son ensemble durant toute l’année 2012 et qui continue encore aujourd’hui à faire tomber des têtes. 14 clubs incriminés et des dizaines de joueurs pros plus ou moins connus mouillés dans cette grande affaire de matchs et paris truqués. De quoi donner pas mal de boulot à la justice sportive Italienne, seulement 6 ans après la précédente affaire d’envergure, le Calciopoli. Comme dans toutes les disciplines, il n’est pas toujours facile de tenir une bonne régularité dans la magouille. A ce niveau-là, le Calcio se pose comme le champion absolu avec son rythme métronomique de nouvelles affaires judiciaires. En bon spécialiste, Nanard ne pouvait oublier ses amis ritals.

La troisième place récompense un jeune espoir de la triche et du mauvais esprit en la personne de Luiz Adriano du Shakhtar Donetsk. Ce n’est clairement pas le plus gros scandale de l’année mais c’est peut-être le plus fulgurant voir flamboyant de tous. Les Ukrainiens jouent contre la modeste équipe Danoise de Nordsjaelland dans une rencontre qu’ils ne devraient pas avoir de mal à dominer. Seulement, le Brésilien se dit que c’est peut être l’occasion d’inscrire son nom dans l’histoire de la Ligue des Champions. Après que l’arbitre ait arrêté le jeu alors qu’un Danois se trouve à manger la pelouse, les défenseurs du Shakhtar font une grosse relance vers les cages danoises afin de redonner le ballon à leurs adversaires. Luiz Adriano n’hésite pas, s’empare du cuir et dribble tranquille le gardien ahuri avant de planter, tranquille dans les cages vides alors qu’aucune des deux équipes ne jouent. Pour se défendre, le filou invoquera son instinct de buteur. Un summum de mauvaise foi qui ne pouvait laisser indifférent Nanard.

 

Arsène Wenger

(Une nounou d’enfer)

1. Baerke Van der Meij

2. Madïn Koroghli

3. Luis Henrique dos Santos dit « Pety »

Mondialement reconnu pour sa capacité à dénicher des jeunes talents aux quatre coins du monde, Arsène Wenger a fait d’Arsenal une nursery. Souvent raillé pour son incapacité à recruter des top players, ses détracteurs s’en donnent à coeur joie depuis qu’il ne parvient plus à retenir ses stars comme Fabregas, Van Persie, Nasri ou Song. Sans trophée depuis 2005, il ne change pas de politique. Et quand nous l’avons contacté pour qu’il nous donne son podium du Ballon d’Or, sans surprise la moyenne d’âge de ses trois choix n’excède pas 8 ans. Voici son mail

Pour la première place qui de mieux que le plus jeune footballeur au monde ayant signé un contrat avec un club de football professionnel ? Baerke Van der Meij avait 18 mois quand le VVV-Venlo aux Pays-Bas lui a fait faire un petit gribouillage en bas d’une feuille pour une durée de 10 ans. Même si le bambin m’est passé sous le nez il s’agit ni plus ni moins que le meilleur joueur que je n’ai jamais vu dans le monde. Il est en pleine force de l’âge et son pied droit est impressionnant de précision, je suis alléché par l’odeur de sa couche sale comme un requin le serait par le sang. C’est le prototype du joueur parfait, en plus il est hollandais comme Dennis ou Robin.

Pour la deuxième place je mettrais bien le petit phénomène Roubaisien, Madïn Koroghli. Il a 10 ans, il rentre parfaitement dans mes critères. Ultra-technique et ultra-convoité Madïn évolue pour l’instant au LOSC. Avec des millions de vues sur YouTube, une page Facebook Officielle, un compte Twitter et même un site Internet, Madïn a déjà un pied dans le milieu professionnel et c’est ça qui m’attire chez lui. Incontestablement une vraie star. Mais comme toutes les stars, elles partent un jour… Elles s’envolent à Manchester ou à Barcelone… Voilà pourquoi il rate de peu la première place. Sans rancune.

Enfin pour compléter mon podium j’y mettrais bien ce vieux briscard de Luis Henrique dos Santos. Il a 14 ans et c’est pour l’ensemble de sa carrière que je le place là. Des débuts prometteurs au Brésil, un passage en Espagne du côté du Betis puis du Real Madrid et enfin un retour au Brésil à Cruzeiro. Quelle carrière ! Dommage ses vieilles jambes ne le portent plus et sa condition physique se détériore. Je retiendrais de Luis Henrique ses dribbles et ses coups-francs imparables. C’est ce qui lui permet de squatter la troisième place de ma sélection.

 

Elias TOUMI
@Sir_Elias_

Cyril MORACHIOLI
@_Cym_

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