Cornelius, l’étoile du Nord

Andreas Cornelius est la nouvelle pépite Danoise

Depuis le début de la saison, un jeune attaquant de 19 ans ambiance le championnat Danois. Son blase c’est Andreas Cornelius, il a planté déjà 15 buts et on le compare souvent à l’ancienne gloire Jon Dahl Tomasson. Découverte.

Lentement mais sûrement les joueurs issus de la génération 1993 commencent à arroser le monde du football de leur talent. Les Draxler, Varane, Lukaku, Pogba ou encore Oxlade-Chamberlain démontrent chaque week-end un potentiel de malade. Andreas Cornelius lui, n’est qu’à deux doigts de se faire une place au soleil parmi tous ces gamins stars précédemment cités. Titulaire à la pointe de l’attaque du grand FC Copenhague, ses prestations et ses buts en font un joueur redoutable. Membre régulier de la sélection de Morten Olsen, il caracole en tête du classement des buteurs de la Superligaen et promet de former d’ici peu avec Eriksen un duo de feu en terre Nordique.

 

Une biscotte puis des caramels

L’ascension de Cornelius est d’autant plus surprenante qu’inattendue. Anonyme, la saison dernière il n’était apparu qu’à deux reprises en équipe première et n’a inscrit son nom sur la feuille de match qu’à cause d’un vulgaire carton jaune. Couvé par le staff pendant l’été, il va connaître sa première titularisation lors de la journée initiale de championnat le 15 juillet dernier face au FC Midtjylland. Cette fois-ci son nom complétera la colonne buteur. Une colonne qu’il a depuis pris l’habitude de squatter puisqu’il a récidivé pour atteindre un total de 14 caramels en championnat pour 18 titularisations.

Culminant à 193 cm, il offre à ses partenaires un excellent point d’appui en attaque. Très doué avec ses pieds il sait aussi se montrer très altruiste et fait rare pour un attaquant il revient souvent aider ses potes en milieu de terrain lors des phases défensives. Conscients de posséder une véritable perle, les dirigeants du FC Copenhague ne pourront pas le garder secret bien longtemps. Surtout qu’il fait maintenant partie intégrante de la sélection nationale où il grandit dans l’ombre de l’autre géant.

 

Bendtner 2.0

En 2004, le FC Copenhague laissait filer à Arsenal un jeune attaquant de 16 ans, adolescent revendiquant lui aussi 1m93 sous la toise : Nicklas Bendtner. Très vite présenté comme l’un des futurs grands buteurs Danois et même Européen, « Nick » a su dompter la sélection nationale mais n’a pas toujours fait l’unanimité en club. Trop irrégulier, pas assez buteur et parfois capricieux il laisse à 25 ans l’impression de passer à côté d’un grosse carrière. Un bel exemple sous les yeux d’Andreas Cornelius qui semble plus posé que son aîné et cela malgré les sollicitations insistantes de Manchester United notamment.

« J’ai travaillé très dur dans les équipes de jeunes pour en arriver là (…) il y a de grandes équipes en Europe qui sont très attirantes mais pour être honnête je vis chaque jour un rêve avec le maillot de Copenhague ». Et pour combiner la parole aux actes il a récemment prolongé son contrat jusqu’en 2016. Et même si un jour Cornelius ira voir ailleurs, les Danois se frottent déjà les mains en pensant au duo qu’il pourrait former avec LA star du pays : Christian Eriksen.
 

Danish Power

Le meneur de jeu de la bande à Olsen fait partie des meubles en sélection. Âgé d’à peine plus d’un an que Cornelius, Eriksen compte déjà une trentaine de capes et régale l’Europe sous la liquette de l’Ajax d’Amsterdam. Voué à un grand avenir il est le chef de file d’une nouvelle génération Danoise plutôt talentueuse. Cornelius, Okore, Kirkeskov, Sloth, Jorgensen ou encore l’autre pépite Amstelldamoise Viktor Fisher incarnent le renouveau.
En fin janvier, le « XI du championnat Danois » soit la sélection Danoise des joueurs évoluant uniquement localement s’est frottée au Canada et au Mexique avec succès. Pour Cornelius le séjour s’est soldé par quatre buts dont un triplé face aux Nord-Américains. A l’instar de la Belgique il y a quelques années, le Danemark est en face d’un renouvellement de génération avec une nouvelle vague qui ne demande qu’à déferler sur l’Europe. Andreas Cornelius arrivera bientôt à la frontière qui sépare son début de carrière prometteuse d’une carrière réussie. Bien encadré et bien conseillé, le Viking à la gueule d’ange pourrait faire partie des noms évidents à cocher pour représenter la génération 93 du football.

 

Elias TOUMI
@Sir_Elias_

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.