Ils font déjà la grève

Certains footballeurs de Ligue 1 n'ont pas attendu la taxe de 75% pour se mettre en grève

La Ligue 1 a repris depuis une dizaines de journées et dans ce beau petit monde tout semble déjà en ordre. Paris et Monaco sont devant, Valenciennes et Sochaux sont à la rue, Ibrahimovic, Cavani et Falcao nous régalent. Seule surprise à signaler, le bon parcours des deux promus Nantes et Guingamp respectivement 4ème et 5ème. Alors que tout roule tranquillement, le football Français s’est offert une petite douceur, histoire de.
On ne parle évidemment pas du sniper Evra, mais des déclarations de plusieurs présidents de clubs professionnels qui annoncent leur intention de mettre leurs jouets en grève au soir de la 15ème journée, pour protester contre la fameuse taxe à 75%. Si l’annonce n’a pas encore fait réagir la majorité des acteurs en short de la Ligue 1, certains joueurs ont pris de l’avance pour satisfaire leurs boss et semblent avoir attaqué la grève depuis cet été. Et ça n’a pas échappé aux Remplaçants.

Onze en bois

 

Lestitulaires1

 Simon Pouplin (Sochaux)

Ah il est bien loin le temps où Simon était appelé en Equipe de France pour faire le nombre pendant les stages ! Aujourd’hui il squatte la cage d’une équipe de Sochaux au top. Leur place de 19ème, les Lionceaux ne l’ont pas volé. Et on ne peut pas dire que Pouplin n’y soit pour rien. Avec déjà 20 buts encaissés, et quelques belles interventions aléatoires le gardien sochalien est celui qui a pour le moment encaissé le plus de buts en Ligue 1. Franchement avec 2 buts de moyenne par match s’il avait était attaquant tout le monde le laisserait tranquille. Poste ingrat…

 

Miguel Lopes (Lyon)

Alors là, c’est certainement la pire recrue lyonnaise depuis bien longtemps. Au moment où Corchia était à deux doigts de signer, Jean-Michel Aulas a eu la super idée d’aller le chercher au Sporting. Un coup de maître ! Après un début de saison catastrophique, avec notamment deux matchs contre la Real Sociedad calamiteux, il a eu la bonne idée de se blesser. Que les supporters lyonnais ne se réjouissent pas trop vite, il est de retour pour les faire frissonner !

 

Mustapha Bayal Sall (Saint-Etienne)

L’ancien pensionnaire du loft stéphanois, a retrouvé une place en défense centrale pour le grand bonheur des supporters verts. Non pas pour son talent ou son élégance, mais plutôt pour tous les ballons qu’il offre au public avec ses superbes relances en tribune. Il ne faut surtout pas oublier son physique à toute épreuve et ses interventions qui manquent souvent de justesse. Un coup de coude dans le nez, un tacle par derrière ou une bonne semelle, la panoplie complète de l’excellent défenseur…des années 90. Dommage que Bayal soit né trop tard.

Bayal Sall
Pirate des Catastrophes.

 

Bakary Koné (Lyon)

Qui d’autre que lui pour épauler Bayal ? Personne en Ligue 1 ne sera aussi à l’aise en charnière avec le Stéphanois. Même si Lyonnais et Stéphanois ne sont pas les meilleurs amis du monde, il est sûr que ces deux s’entendraient à merveille. Bakary n’a rien à envier à Mustapha. Lui aussi aligne les interventions en bois à longueur de match sans trembler. Lui aussi peut tout à fait sortir le ballon du stade par-dessus la tribune sans souci. Et lui aussi se serait régalé dans les années 90. Quoique ! Contrairement à Bayal lui arrive même à se faire secouer par les attaquants adverses. Un début de saison plus que compliqué pour l’ancien Guingampais.

 

Lucas Digne (PSG)

Tout droit sortit de la série américaine Malcolm, le sosie officiel de Dewey aurait certainement mieux fait de choisir une autre destination que le PSG. Est-ce qu’il est moins bon qu’avant ? Seul Laurent Blanc et ses coéquipiers pourraient le dire puisque peu sont ceux qui l’ont vu jouer cette saison. Quand on voit qu’il n’est aligné que contre des équipes comme Bastia ou Bordeaux (contre qui il a trouvé le moyen de se blesser en plus), on se demande dans quel bourbier il s’est fourré. Barré par Maxwell qui montre des qualités de buteur insoupçonnées, sa saison s’annonce compliquée. Mais en tant que sosie de Dewey, on est sûrs qu’il va redoubler d’ingéniosité pour s’en sortir.

 

Maxime Gonalons (Lyon)

Encore un Lyonnais ? Et oui encore ! Faut dire qu’ils le cherchent aussi cette année. En tant que capitaine, Gonalons représente bien son équipe. Souvent dépassé et en retard, il essaye de colmater les brèches avec sa qualité première : réussir à faire faute dans toutes les situations possibles et imaginables. Ce travailleur de l’ombre n’a toujours pas trouvé la lumière cette saison. Pourtant il continue d’être appelé en Equipe de France. Ne nous demandez pas pourquoi on n’a toujours pas la réponse. Même lui doit s’en étonner c’est certain. Son carton rouge à Montpellier alors que l’OL perd 5-1 marque l’apothéose de dix premières journées abouties.

 

Benoît Pedretti (Ajaccio)

Un but génial au Parc des Princes et c’est tout. Celui qui devait apporter son expérience au milieu de terrain ajaccien dans la lutte pour le maintien, apporte pour l’instant les gourdes à ses coéquipiers sur le bord du terrain. Passé par le statut de futur très grand et par l’Equipe de France, la chute de Pedretti se poursuit sur le banc de l’ACA. Enfin bon, quitte à cirer mieux vaut le faire en Corse qu’à Lille. Attention Benoît encore un peu et tu va finir au Clermont Foot comme Lippini…

 

Jérémy Ménez (PSG)

Même ses coupes de cheveux sont rentrées dans le rang. Après un début de saison où il se remettait d’une hernie discale, Ménez est revenu. Le problème c’est qu’il n’y a que lui pour croire à un retour en tant que titulaire. Aujourd’hui le couloir droit du PSG est occupé par des mecs comme Cavani ou Lucas donc va falloir s’habituer à chauffer le banc. Et puis il va surtout falloir arrêter avec les crises d’ego. Monsieur quitte le banc dès qu’il voit qu’il ne va pas rentrer sur le terrain. Il est certainement trop fort pour accepter de ne pas jouer dans une équipe qui aligne Ibra, Cavani, Lavezzi, Lucas and co. Un conseil ? Prendre exemple sur Pastore qui passe plus de temps chez le coiffeur que sur le terrain. Et puis ça ne devrait pas être compliqué vu les scandales capillaires dont il a déjà été l’auteur.

 

Marvin Martin (Lille)

Au lendemain de sa première sélection en Ukraine, la France croyait tenir son nouveau génie. Depuis Martin est allé s’empêtrer à Lille et il ne fait que régresser. C’est devenu un véritable fantôme du milieu de terrain. Il partage son temps entre le banc et un poste de meneur où il ne fait que mener sa propre galère. Il ne semble pas toujours avoir la bonne direction. Peut-être que la double confrontation contre l’Ukraine en barrages de la Coupe du Monde au Brésil est la bonne occasion pour le relancer. On plaisante évidemment. Vu ses performances même Amalfitano reviendra en Bleu avant lui !

 

Fahid Ben Khalfallah (Bordeaux)

Fahid qui ? Fahid Ben Khalfallah ! Seuls les supporters bordelais se souviennent encore de lui. Et uniquement parce qu’il hante leurs nuits. L’ex international tunisien semble errer sur les terrains comme une âme en peine. Les quelques bouts de matchs que Francis Gillot lui donne à jouer, FBK les passe à perdre des ballons. Elle est bien loin la belle époque où il enflammait les couloirs avec ses dribbles. Le banc de touche semble vraiment être la bonne place pour FBK vu son niveau.

 

Jordan Ayew (Marseille)

Monsieur a exigé du temps de jeu. Il en a eu plus mais pour quoi faire ? Rien. Ah si, pour faire la gueule a chaque sortie. Celui qui devait jouer le rôle de doublure de Gignac ne sert vraiment pas à grand-chose au pauvre Elie Baup. Quand on sait ce que son père était capable de faire, et ce que son frère fait on se demande s’il est fait du même bois. L’espoir de l’OM a bien du mal à enfin s’affirmer et surtout à confirmer. Même s’il joue plus que Saber Khalifa pour le moment, il est clair qu’aujourd’hui le Tunisien doit être devant lui dans la hiérarchie.

 

LeBanc

 

Kassim Abdallah (Marseille)

L’OM a essayé de s’en débarrasser cet été mais personne n’était preneur. Alors celui qui a été élu meilleur latéral droit de Ligue 2 avec Sedan est resté. Pour autant Elie Baup a cherché une doublure à Rod Fanni jusqu’aux dernières secondes du mercato. Corchia a failli venir mais ça ne s’est pas fait alors Abdallah cire la banquette en attendant mieux. Il a même joué de temps en temps en CFA2. Aujourd’hui il doit saisir sa chance puisque Fanni est indisponible trois semaines.

 

Jérémie Bréchet (Bordeaux)

La première recrue bordelaise a été à la hauteur des ambitions du club. Lui même a avoué lors de sa présentation qu’il n’est pas un joueur qui fait rêver. Doux euphémisme ! Même s’il a poussé un Marc Planus vieillissant sur le banc, Bréchet n’a pas obtenu sa place grâce à son talent. C’est surtout la faiblesse de la concurrence qui l’a mis là. Dépassé à chaque sortie, Bréchet est bien loin de finir tranquillement sa carrière. Il aurait peut-être dû faire un autre choix.

 

Grégoire Puel (Nice)

Etre le fils du coach ne fait pas tout…mais presque. Grégoire Puel est un joueur tout à fait banal. Mais qui a fini par devenir pro sous la houlette de papa. Les titularisations s’accumulent mais les erreurs aussi. Que ce soit latéral ou milieu, Grégoire galère. Peu doué techniquement, il ne peut même pas s’appuyer sur son physique de freluquet. La vraie question est de savoir quand est ce que son gentil papa va arrêter de nous infliger le vilain spectacle de la faillite dominicale de son fiston ?

 

Ryad Boudebouz (Bastia)

Même s’il va un peu mieux depuis deux ou trois matchs, l’international algérien est bien loin de son niveau sochalien qui devait le mener à l’OM. Après avoir refusé d’aller jouer à Bastia à la fin de l’été, il s’est finalement résolu à signer en Corse à la dernière minute du mercato. Celui qui devait éclairer le jeu bastiais a du mal à sortir la tête de l’eau. Ses quelques progrès des dernières semaines lui ont permis de ne pas être dans le onze en bois de Ligue 1…pour cette fois !

 

Adrian Mutu (Ajaccio)

Le mystère roumain persiste. L’attaquant devait devenir l’un des meilleurs buteurs du monde mes ses frasques multiples l’ont conduit à finir sa carrière à Ajaccio. Le coup de maître d’Alain Orsoni l’été dernier est très vite devenu un fiasco. A son arrivée l’année dernière, Il avait annoncé qu’il ne craignait pas la concurrence de Zlatan au classement du meilleur buteur. Maintenant c’est plutôt avec Pastore qu’il est en concurrence pour le meilleur cireur. Au moins lui ne tente pas tout et n’importe quoi avec ses cheveux.

 

Fabrizio Ravanelli (Ajaccio)

Qui à part lui pouvait coacher cette équipe de « cas » ? Simuler sur le terrain pour obtenir des pénos ça il savait le faire mais coacher n’est pas la même affaire. Arrivé à Ajaccio avec pour expérience uniquement des équipes de jeunes à la Juve, « Penna Blanca » a infligé une préparation physique militaire à ses joueurs. Résultat : un début de saison raté, des joueurs cramés et des blessures en cascade. Qu’on ne s’inquiète pas « Brizio » a assuré à tout le monde que son équipe allait rapidement reprendre le dessus et que les efforts consentis finiraient par payer. Pourvu qu’on n’attende pas trop longtemps parce que pour le moment quand Ajaccio joue ça fait mal aux yeux. Et puis ça va finir par sentir la Ligue 2 tout ça…un objectif que tous ces joueurs semblent viser.

 

Nourredine REGAIEG
@Nourregaieg

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