Jordan Ferri revient sur ses terres

Jordan Ferri revient dans les Bouches du Rhone ou il est né

Originaire de Saint-Rémy de Provence, où sa famille vit depuis toujours, Jordan Ferri a baigné depuis tout petit dans la culture OM, avant de partir à Lyon. Nul doute que l’Olympico de ce soir (21h), revêtira une saveur particulière pour le milieu de terrain de l’Olympique Lyonnais.

 

Plus jeune, Jordan Ferri était un habitué au Vélodrome. Flanqué de son père, il se rendait au stade pour encourager l’Olympique de Marseille depuis le virage Nord, en compagnie des MTP (les Marseille Trop Puissant ndlr). Avant de quitter ensuite sa Provence natale pour partir au centre de formation de Lyon et devenir, depuis deux saisons maintenant, l’un des symboles de la formation réussie à la lyonnaise.

Jordan Ferri avec le maillot de Lyon
Ce soir, Jordan Ferri découvrira en tant que joueur le Vélodrome dans sa nouvelle configuration. Lui qui si souvent, se rendait au stade accompagné de son père.

Le garçon aurait d’ailleurs pu signer à l’Olympique de Marseille si les recruteurs olympiens ne s’étaient pas réveillés trop tard. Tandis qu’il évolue avec les 14 ans fédéraux de son premier club, l’AS Saint-Rémy de Provence, c’est l’Olympique Lyonnais qui le sollicite en premier, en 2005. Alors qu’il n’a que 13 ans. « J’ai entraîné Jordan pendant trois ans. Chez nous, il a toujours joué surclassé. Lorsqu’il était en poussins par exemple, on le faisait jouer en benjamins. Ce n’était pas le joueur le plus doué, peut-être que d’autres avaient plus de talent. Mais c’était pour moi le plus fort mentalement, il était déjà un vrai compétiteur. Jordan a été contacté par l’OL pour disputer, avec les moins de 15 ans de Lyon, un tournoi à Sens. Une compétition durant laquelle il a marqué les esprits, et à la suite de laquelle il a signé un accord de non-sollicitation avec Lyon », se souvient Christophe Carasco, son coach de l’époque. Le document signé lui garantissait ensuite une entrée au centre de formation de l’OL en qualité d’aspirant.

 

« C’est un vrai meneur d’hommes, il ne se laisse jamais marcher dessus »

 

Après être reparti poursuivre ses gammes dans son Vaucluse natal, c’est deux ans plus tard, en 2007, que Jordan Ferri pose ses valises à Lyon. Et immédiatement, il séduit ses coéquipiers en équipe de jeunes. « C’est vraiment un mec bien, sur qui tu peux compter en permanence. Et sur le terrain comme en dehors, il a un gros caractère, il ne se laisse jamais marcher dessus. Il prouve à chaque fois qu’il se trouve sur un terrain qu’il mérite de jouer », juge Théo Defourny, son ex-coéquipier à l’OL, et avec lequel Jordan Ferri a remporté le championnat de France des réserves professionnelles, en 2011. « Je ne suis pas étonné de la réussite de Jordan, car il a toujours été quelqu’un de très travailleur. Et en plus d’être un bourreau de travail, c’est un vrai meneur d’hommes. J’ai fait toute ma formation avec lui, il était toujours capitaine », poursuit Defourny, qui a résilié son contrat avec l’OL à l’intersaison pour partir à Virton, en D2 belge.

Et si le milieu de terrain de l’OL en est pour l’instant à un but et quatre passes décisives cette saison en Ligue 1 – en 25 apparitions – il n’en reste pas moins un des éléments clés du 4-4-2 en losange cher à Hubert Fournier, l’entraîneur des Gones. « Je pense qu’il doit encore progresser en termes d’efficacité et se montrer plus régulier. Défensivement, il doit apprendre à être encore plus propre dans ses interventions », juge Théo Defourny. En témoigne ses cinq cartons jaunes reçus depuis le début de saison, soit le Lyonnais le plus sanctionné, à égalité avec Maxime Gonalons, Christophe Jallet et Mouhamadou Dabo.

OL championne de France CFA 2011
Avec son coéquipier Théo Defourny (maillot noir, à gauche), Jordan Ferri a remporté en 2011 le championnat des réserves professionnelles avec l’OL. Enzo Réale (ici capitaine) ou encore Mehdi Zeffane, étaient de la partie

Jordan Ferri, un vrai battant sur le terrain mais également, « un garçon très posé, bien dans ses baskets et qui a la tête sur les épaules. Il a une chance, c’est qu’il est extrêmement bien entouré, ce qui lui a permis d’absorber mieux que les autres la pression que génère le haut-niveau. C’est ce qui fait la différence entre un mec qui a du talent mais qui ne percera pas parce qu’il est trop fragile mentalement, et un garçon comme Jordan qui a réussi à gérer ça à mon sens mieux que les autres pour arriver là où il en est aujourd’hui », abonde son ex-entraîneur Christophe Carasco. Demain soir, la pression sera au rendez-vous car c’est en tant que joueur de l’OL, et non plus en tant que supporter que l’OM que Jordan Ferri pénètrera au Vélodrome. Avec la ferme intention de ne pas laisser le soin aux Marseillais de se rapprocher du fauteuil de leader.

 

Jordan FERRI
23 ans
Né le 12 mars 1992 à Cavaillon (Vaucluse)
1m 72, 70 kg
Poste : Milieu de terrain
Clubs : AS St Rémy de Provence, Olympique Lyonnais
Palmarès : Championnat de France des réserves professionnelles (2011)
Ses statistiques en Ligue 1 cette saison : 25 matches (22 titularisations), 1 but et 4 passes décisives.

Le match

Incontestablement l’un des tournants de cette saison dans la course au titre. Traditionnellement spectaculaire (3,8 buts par rencontre sur les onze dernières oppositions), cet Olympico opposera à 21h deux formations qui voudront profiter du faux-pas du PSG à Bordeaux cet après-midi (défaite 3-2 des Parisiens). L’OM, en cas de succès, reviendrait à un point du leader lyonnais et reprendrait la deuxième place du classement. Quant aux Lyonnais, un succès leur permettrait de prendre leurs distances -sept points d’avance – sur les ouailles de Marcelo Bielsa.

 

Julien COLLOMB
@JujuCollomb

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.