Mon Ballon d’Or à moi (1/2)

Le Ballon d'Or

Le moment que tous les footix attendent approche.

Non ce ne sont pas les phases finales de la Ligue des Champions ou le mercato hivernal, quoique l’hypothèse d’une potentielle arrivée d’une superstar mondiale dans l’effectif du PSG, son nouveau club préféré, soit un horizon particulièrement excitant pour lui. Non ce qu’il attend avant tout, c’est ce jour fatidique, ce moment si précieux où va lui être dévoilé le nom du meilleur joueur du monde. Et les récompenses, les statistiques, tous ces chiffres astronomiques qui lui donnent le vertige, ces strass et paillettes, ça lui plait beaucoup au footix. Pourtant, il en a des choses à lui reprocher à ce Ballon d’Or. Non pas que sa formule actuelle promettant à Messi de gagner les cinq prochaines éditions grâce au copinage des votes des joueurs et à la visibilité donnée qu’aux seuls attaquants le gène particulièrement. Ça, il s’en fout le footix, s’il le pouvait il lui en donnerait 10 de ballon d’or à sa Pulga tant aimée. Non, ce qu’il regrette, c’est cette nouvelle cérémonie, si impersonnelle, si froide et pourtant si bling bling, au siège de la FIFA dans la, non moins glaciale, Zurich. Ah il le regrette ce moment qui faisait de la France, le temps d’une trop courte matinée, le centre du monde footballistique. Il le regrette, ce petit générique chouré à Kill Bill qui s’éteignait sur l’apparition du visage de celui qui lui a transmis toute sa passion des nombreuses années passées à commenter l’équipe de France. Il était là Christian, le regard plus sérieux que d’habitude, avec tout de même, cette éternelle petite étincelle au fin fond de ses yeux, trahissant sa passion candide. CJP en maître de cérémonie, le rédac’ chef de France Football qui annonce le gagnant et le plateau de Téléfoot pour théâtre de l’entrée d’un nouveau héros dans la légende du ballon rond, le footix, il l’aimait ce curieux mélange entre l’Histoire avec un grand H et le côté intimiste, serré niveau moyens, de Téléfoot.

Mais il l’attend quand même ce Ballon d’Or 2012. Histoire de voir l’humilité légendaire de Messi triompher sur l’arrogance insupportable de Cristiano Ronaldo. Cette nouvelle victoire de l’école Barcelonaise, il l’attend pour enfin que les détracteurs acceptent définitivement la supériorité absolue de son autre club fétiche. Enfin quoi, quatre ballons d’or d’affilée ce serait du jamais vu, un record qui ferait devenir géant le petit Messi. C’est marrant, parce qu’en ce moment sort The Hobbit, une belle allégorie de l’histoire du prodige argentin non ? Même la plus petite personne peut changer le cours de l’avenir. Et on le sait tous, Barcelone c’est Messi et Messi c’est Barcelone.

Bon mais ça c’est pour le footix. D’autres énergumènes tout aussi intéressants à étudier d’un point de vue scientifique, ont probablement des classements bien à eux des trois meilleurs joueurs mondiaux de l’année 2012. Petit tour d’horizon :

 

Christian Jeanpierre

(Hein Arsène ? Hein ?)

1. Cristionel Messialdo

2. Samidier Drogto’o

3. Un compas

Ne pouvant séparer ses deux joueurs préférés du moment, notre cher CJP en larmes est inconsolable. Soudain pris d’une idée géniale il décide de fusionner les deux talents du Real et du Barça dans le laboratoire secret de Téléfoot pour en faire un seul et même monstre pesant plus de 150 buts en 2012. L’ancienne star des Z’Insolites est tout heureux devant le résultat comme un gamin ouvrant son cadeau de Noël, Christian est tellement fier qu’il ne prend même plus la peine de demander son avis à Arsène, Lizarazu ou Fred Callenge, ni une ni deux il décide d’en faire de même pour la deuxième marche du podium. Avec Saméto et Super Didier qui pèsent plus de 150 sujets Téléfoot à eux deux sur l’année 2012, CJP tient là son deuxième joujou et il arbore un sourire béat. Les Lions Indomptables, les Éléphants toussa toussa quoi. Enfin pour la troisième place, quoi d’autre qu’un beau gros compas ? L’accessoire indispensable à tout milieu de terrain ratisseur passant sur TF1. Patrick Vieira, Alou Diarra, Abou Diaby, Moussa Sissoko, Etienne Capoue entre autres approuvent.

 

Jean-Pierre Pernaut

(Le JT est dans le pré)

1. Jonathan Lefebvre

2. Grégory Beaugrard

3. Thierry Roland

C’est vrai, le foot ne représente pas l’essentiel de son travail, loin de là même. Pourtant tous les éléments y sont réunis pour en faire le sport préféré de Jean-Pierre Pernaut. Quoi de plus évident alors, que de demander au présentateur du journal le plus suivi d’Europe de donner son classement du Ballon d’Or ? Mais pas de Coupe du Monde, d’Euro ou de Champions League dans les critères de sélection. Non tout ça, ça sonne trop le fric facile, le bling-bling, les stars déconnectées des réalités des petites gens de la France de la province, la France vraie. Celle qui se lève tôt, coutumière du véritable travail, c’est-à-dire, celui qui demande avant tout d’utiliser ses mains calleuses. Alors forcément, à voir les choses comme ça on se dit qu’il n’y a pas grand-chose à sauver dans ce foot moderne et ses transferts et salaires aux chiffres s’approchant du budget de la NASA sur la période 1980/2010. Mais ça, c’est omettre la plus belle des compétitions, la Coupe de France. Car ce trophée, il en a mis des petits sous le feu des projecteurs, des joueurs qui, selon les normes de qualité de foot pro, ne seraient jamais sortis des dernières pages sport des titres de PQR locaux. Alors Jonathan Lefebvre, solide défenseur mais aussi intendant de camping à la vie, a lui aussi, à sa manière, marquée l’histoire du foot. Car il a fait partie de l’effectif qui mena le Calais RUFC jusqu’en finale de 2000, l’édition du nouveau millénaire. Et comme s’il s’agissait d’un symbole, il a en quelque sorte initié un mouvement qui s’est perpétué jusqu’à l’an dernier et les exploits successifs de l’US Quevilly. En battant Angers, Marseille, Rennes et en perdant héroïquement face à l’ogre Lyonnais en finale, les normands se sont fait une place douillette dans le cœur de Jean Pierre. Alors comment pourrait-il oublier le courageux capitaine, Grégory Beaugrard qui malgré ses qualités intrinsèque de bon footballeur, a toujours refusé d’embrasser une carrière professionnelle pour se consacrer à la formation des jeunes du club. Pernaut, il les aime ces gens. Ces personnes qui sont en quelque sorte, les gardiens des traditions morales du passé. Forcément, quand il regarde en arrière vers les frasques de notre équipe nationale, il ne s’y reconnait pas, un peu comme son vieil ami Thierry Roland. Tous les deux, ils en partageaient des choses. Cet amour de la tradition, l’esprit patriotique et une sympathie toute particulière pour les petites gens. Des reportages sur les fabriques de jouets en bois du Puy-en-Velay aux historiques dédicaces au club amateur de l’Entente Nord Lozère Foot, il n’y a qu’un pas, que les deux compères ont très souvent franchi. Forcément, Jean Pierre Pernaut ne pouvait oublier son pote parti cette année.
 

Edson Arantes do Nascimento dit Pelé

(1000 fois meilleur qu’eux tous)

1. Pelé

2. Robinho

3. Neymar

Sur les terres du football, il ne peut y avoir qu’un seul Roi. Or sur et en dehors du terrain, la loi, c’est lui. Edson Arantes do Nascimento dit Pelé est le plus grand joueur de l’histoire, du moins c’est ce que beaucoup d’observateur nostalgiques affirment, dont lui évidemment. Messi ? Pas assez complet car ne marque jamais de la tête et pire que tout, il est Argentin. Une barrière infranchissable pour entrer dans la cours des grands, où il n’a de toute manière rien à faire vu sa taille. Alors s’il le pouvait le roi voterait pour lui. Mais l’infirmière que la FIFA lui a attitré pour ses vieux jours lui rappelle à l’oreille qu’il ne peut pas voter pour sa propre personne et encore moins pour un joueur du passé. Pas de problème pour Pelé qui a le sens du patriotisme, il choisit Robinho aka le Prince, celui qu’il a jadis désigné comme son seul légitime successeur. Qu’importe que sa carrière ait des allures de montagnes russes ou que son rendement offensif soit aussi fiable qu’un Citroën des années 90 à gaz. De toute façon Pelé a sa solution de rechange, une arme secrète qu’il peut sortir à loisir de son chapeau magique, le jeune Neymar. Lui aussi joueur de Santos aux statistiques hallucinantes pour son age. A 20 ans, Messi et Cristiano Ronaldo étaient encore à grappiller des minutes de jeu dans leurs clubs respectifs. Le brésilien, lui, a déjà planté 139 pions en quelques 234 apparitions sur les terrains. Alors très franchement, que Messi l’emporte encore une fois cette année, le prophète Pelé s’en fout pas mal. Il sait très bien que le règne dictatorial de l’argentin est sur le déclin et qu’un valeureux héros à la crête dorée viendra libérer le royaume du football de son joug despotique et remettre le pouvoir dans les mains du Brésil.

 

Diego Armando Maradona

(Qu’ils lui la sucent)

1. Lionel Messi

2. Fidel Castro

3. Diego Armando Maradona

Maradona, Pelé les deux retraités les plus respectés du monde du ballon taille 5. Deux légendes qui aiment aussi se crêper le chignon mutuellement par déclaration interposées dans leurs médias nationaux. Si pour Pelé, Neymar représente l’avenir du foot, le Pibe de Oro ne l’entend pas de cette oreille et aime à rappeler à tout le monde que Lionel, son petit protégé, expose déjà trois Ballons d’Or dans sa salle (ou manoir) des trophées perso. Bref, pour la légende argentine, le nom du vainqueur de l’édition 2012 du Kipsta plaqué or n’est pas vraiment un mystère. Fin des débats alors pour Maradona ? Pas si vite, il ne faudrait pas oublier les amitiés sulfureuses de Dieguito. Car l’animal est un révolutionnaire, un vrai. Or son ami de toujours, Fidel Castro est dans une mauvaise passe médicale en ce moment, alors pour lui donner un peu de courage et le rappeler aux bons souvenirs de la grande époque de l’internationale communiste triomphante dans l’Amérique du Sud, il le met second de son classement perso du Ballon d’Or. C’est comme ça qu’on reconnait les vrais potes, ceux qui vous soutiennent quand ça ne va pas vraiment super fort. Ce n’est pas pour rien qu’il a la tronche de Fidel tatouée sur son mollet. Et puis, l’hôpital, les mois à manger des légumes bouillis et rester exclusivement à l’eau claire, ça, Diego en a bouffé. Bon et en troisième position alors ? Comme son comparse brésilien, le Pibe est plutôt du genre à s’aimer. Beaucoup. Alors évidemment, s’il le pouvait il se mettrait directement en première place avec le soutien de toute une nation et de la rédaction de So Foot. Mais, grand seigneur, il préfère laisser la place aux jeunes et aux vieux potes.

 

Elias TOUMI
@Sir_Elias_

Cyril MORACHIOLI
@_Cym_

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